N’y a-t-il pas là une contradiction de fond entre l’interruption de cette ligne directe France-Italie et l’objectif de développement des échanges et de la coopération transfrontalière au sein de l’Union européenne, et plus particulièrement dans l’Euro-Région Alpes-Méditerranée ?
Avec le nouveau système de sécurité imposé par RFI (le gestionnaire du réseau ferroviaire national italien), les nouveaux autorails dont la France vient de se doter ne sont pas homologués sur le réseau ferré italien. Toutes les lignes transfrontalières entre les deux pays sont concernées.
Les techniciens des régions Piémont et Ligurie travaillent avec leurs homologues de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur pour obtenir des dérogations spéciales et résoudre ce problème dans les prochains mois. Néanmoins les régions n’ont pas tous les pouvoirs de décision en la matière.
1 - De quelle façon la Commission européenne a-t-elle anticipé cette situation ? Des tentatives de coordination, d’harmonisation et de médiation ont-elles eu lieu au niveau européen avant que la décision de fermeture de la ligne directe ne soit prise ?
2 - Que compte désormais faire la Commission européenne pour garantir l’interopérabilité des trains entre la France et l’Italie, et en Europe plus largement ?
3 - Un plan de sauvetage de la ligne Nice-Cuneo, avec soutien financier communautaire, est-il envisagé ?
4 - La Commission prévoit-elle de réaliser une analyse d’impact sur les répercussions de l’interruption de cette ligne (relations économiques et commerciales, tourisme, trafic routier, perceptions des populations entre autres) ?
Réponse de la Commission européenne :
http://www.europarl.europa.eu/sides/getAllAnswers.do?reference=P-2009-5229&language=FR



