Gaston FRANCO et Michel DANTIN (Députés européens UMP, PPE) - Taxe Eurovignette : les poids lourds désormais plus respectueux de l’environnement

09/06/2011 - « Les Alpes sont un lieu de transit où il devient impératif de trouver des alternatives aux transports de marchandises par la route. La mise en place de l’Eurovignette, qui s’appliquera d’abord aux poids lourds traversant notre massif, est une opportunité sans précédent », ont déclaré Gaston Franco et Michel Dantin, élus de la majorité présidentielle représentant la région alpine.

En adoptant le dispositif « Eurovignette », le Parlement européen a voulu faire de la protection de l’environnement un des piliers de la politique européenne des transports. Désormais, les poids lourds devront payer une taxe supplémentaire en raison de la dégradation inévitable des infrastructures qu’ils utilisent, et de la pollution atmosphérique et sonore qu’ils engendrent, avec une majoration de cette taxe lorsque les poids lourds circulent en période de pointe et dans les territoires montagneux.

« Ce texte favorisera la circulation des marchandises à travers des modes de transport plus respectueux de l’environnement », soulignent les deux Députés européens. « Ce « verdissement » de la politique européenne des transports est impératif dans les territoires de montagne, particulièrement dans les zones transfrontalières où le transport de marchandises est le plus élevé ».

Ainsi, le texte prévoit que 15% des recettes provenant de l’Eurovignette soit affecté au réseau transeuropéen des transports. « Nous espérons que le projet ferroviaire du Lyon-Turin pourra ainsi bénéficier de cette nouvelle source de financement des transports européens » expliquent Gaston Franco et Michel Dantin .

Ce type de taxe concernera à terme tous les modes de transports. Il ne s’agit pas en effet de désavantager le secteur routier, mais d’établir un cadre européen coordonnant l’internalisation des coûts externes dans tous les secteurs, l’aérien étant d’ores et déjà concerné.

« L’accélération des échanges commerciaux entre les pays européens s’accompagne inévitablement d’une augmentation de la circulation des biens et des personnes. Notre devoir d’élus européens est alors de s’assurer que cette dynamique positive n’engendre pas des coûts en termes environnementaux. C’est là tout l’objet de la directive Eurovignette, que nous avons soutenu jusqu’au bout, afin d’en faire le dispositif le plus ambitieux possible ».