12/11/2010 - Suite au débat en Commission "Industrie, Recherche, Energie" du Parlement européen sur le projet ITER et à la rencontre à la Représentation permanente de la France auprès de l’UE entre les députés européens et Bernard BIGOT, Administrateur général du Commissariat à l’énergie atomique, Gaston FRANCO a tenu à exprimer son soutien au plan de réaffectations budgétaires destiné à couvrir le financement des surcoûts du projet ITER, estimé à 1,4 Md€ sur la période 2012-2013.
"Tout en gardant à l’esprit la nécessité de continuer à maîtriser les dépenses, j’approuve la proposition de la Commission européenne visant à redéployer les crédits budgétaires au sein de la rubrique 1A "Croissance pour la compétitivité et l’emploi" et à transférer les crédits budgétaires de la rubrique 2 non utilisés en 2010 au profit d’ITER. Il est, selon moi, vital de ne pas rater le coche en 2010 pour ne pas compromettre la situation de 2011 et au-delà. Nous sommes au début de la phase de construction à Cadarache, il serait impensable de tout arrêter à présent ! C’est une question de bon sens, de cohérence dans les choix stratégiques européens, mais aussi de crédibilité face aux partenaires internationaux du projet : la Chine, l’Inde, la Corée du Sud, le Japon, la Russie et les Etats-Unis. Aucun de ces Etats ne remet en cause ITER. " a déclaré le Député européen du Grand Sud-est.
"En revanche dans le cadre des prochaines perspectives financières post-2013, il conviendra de trouver des sources de financement plus pérennes pour ITER. Le développement de la fusion nucléaire est un formidable enjeu pour réduire la dépendance énergétique de l’Union européenne, tout en étant une source d’énergie sûre et respectueuse de l’environnement. Y renoncer serait hypothéquer l’avenir des générations futures" a conclu Gaston FRANCO.



