De même, c’est bien de l’amélioration de la sûreté nucléaire dont on doit parler aujourd’hui, pas de la remise en question du nucléaire civil alors qu’il constitue un élément essentiel de l’indépendance énergétique et la lutte contre les gaz à effet de serre dans de nombreux états de l’Union européenne.
L’initiative européenne de mener des tests de résistance sur l’ensemble de nos centrales est un premier pas indispensable et raisonnable qui répond aux attentes des citoyens européens. Il faut mener ces tests en fonction d’une approche commune et de critères communs dont la méthodologie devra être confiée au Groupe Européen des Autorités de Sûreté Nucléaire.
Les pays voisins de l’Union européenne devraient se soumettre également à ces tests compte tenu des risques transfrontaliers.
Au-delà de ces tests, l’Union européenne doit œuvrer pour l’harmonisation des normes internationales au niveau le plus élevé possible au sein du G20 et de l’Agence internationale de l’Energie Atomique, sur la base des objectifs de l’Association des Régulateurs d’Europe de l’Ouest pour les nouveaux réacteurs.
Au sein de l’Union européenne, il convient de promouvoir et d’intensifier la coopération entre les autorités de sûreté nationales.
L’Union européenne doit servir de modèle que ce soit pour le renforcement des règles ou l’effort de solidarité.
En ce sens, la création d’un fonds d’aide supplémentaire pour le Japon et l’activation du volet européen d’aide à la protection civile sont des décisions qui nous honorent.
Face à ce type de catastrophe, la création d’une force européenne de protection civile me semble plus que jamais nécessaire.
Voir la vidéo : http://www.gaston-franco.eu/Intervention-en-pleniere-sur-les.html



