L’ESPACE DE LIBERTE DE SECURITE ET DE JUSTICE
La réalisation de l’espace de justice, de liberté et de sécurité vise à assurer la libre circulation des personnes, à offrir un niveau élevé de protection aux citoyens.
Il englobe des domaines politiques allant de la gestion des frontières extérieures de l’Union à la coopération judiciaire civile et la coopération policière et judiciaire pénale en passant par l’asile, l’immigration et la lutte contre la criminalité (lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée, la traite des êtres humains, la drogue, etc.).
La concrétisation de l’espace de justice, de liberté et de sécurité repose sur les programmes de Tampere (1999-2004) et de La Haye (2004-2009).
Elle se fonde sur le traité instituant la Communauté européenne qui couvre tous les domaines sauf la coopération policière et judiciaire pénale.
LA POLITIQUE AGRICOLE COMMUNE (PAC)
La PAC réglemente la production et la commercialisation des produits agricoles.
Elle a pour objectif d’accroître la productivité de l’agriculture, d’assurer un niveau de vie équitable à la population agricole, de stabiliser les marchés, de garantir la sécurité des approvisionnements et d’assurer des prix raisonnables aux consommateurs.
LA POLITIQUE COMMERCIALE COMMUNE
La politique commerciale commune constitue un pilier des relations extérieures de l’Union européenne.
Elle repose sur un ensemble de règles uniformes en vertu de l’union douanière et du tarif douanier commun et régit les relations commerciales des États membres avec les pays tiers.
Les instruments de défense commerciale et d’accès aux marchés visent en particulier à protéger les entreprises européennes contre les obstacles au commerce.
LA POLITIQUE COMMUNE DE LA PECHE
La politique commune de la pêche (PCP) constitue une politique européenne à part entière, distincte de la politique agricole commune (PAC).
Ses objectifs sont la protection des stocks contre la pêche excessive, la garantie d’un revenu pour les pêcheurs, l’approvisionnement régulier des consommateurs et de l’industrie de transformation à des prix raisonnables, l’exploitation durable des ressources aquatiques vivantes d’un point de vue biologique, environnemental et économique.
LA POLITIQUE D’AIDE AU DEVELOPPEMENT
L’Union européenne est le principal acteur en matière d’aide au développement dans le monde. La réduction de la pauvreté, le développement économique et social durable, l’intégration dans l’économie mondiale, le renforcement de la démocratie et de l’État de droit, et le respect des droits de l’homme sont les objectifs de la coopération au développement de l’Union dont les fondements sont posés par le traité instituant la Communauté européenne.
Elle constitue ainsi un des piliers des relations extérieures de l’Union en apportant une réponse adaptée aux besoins des pays en développement.
LA POLITIQUE DE L’EDUCATION
Dans ce domaine, l’Union joue un rôle d’appuie et de complément à l’action des États membres.
Cette politique a pour objectif de renforcer la cohésion sociale et la citoyenneté active au sein de l’Union européenne.
Par le biais des programmes en faveur de l’éducation, de la formation et de la jeunesse, l’Union développe la dimension européenne, favorise la mobilité et encourage la coopération.
LA POLITIQUE DE L’ENVIRONNEMENT
Depuis le début des années 1970, l’Europe s’est fermement engagée en faveur de l’environnement, de la protection de la qualité de l’air et de l’eau, de la préservation des ressources et de la biodiversité, de la gestion des déchets et des activités ayant un impact néfaste sont quelques uns des chantiers de l’action européenne. Inscrite dans le traité instituant la Communauté européenne, cette politique vise à assurer un développement durable du modèle européen.
LA POLITIQUE DE LA CONCURRENCE
La politique de la concurrence de l’Union européenne a pour objectif de garantir une concurrence non faussée dans le marché intérieur. L’Union européenne veille à ce que des règles similaires s’appliquent à l’ensemble des entreprises qui y opèrent.
L’Union européenne a donc mis en place un ensemble de règles visant à condamner mais aussi prévenir les comportements anticoncurrentiels des entreprises et interdit les aides d’Etat.
LA POLITIQUE DE LA CULTURE
Cette politique est née avec le traité de Maastricht en 1992.Elle a pour objectif de permettre à l’Union européenne de mener des actions culturelles pour la sauvegarde, la diffusion et le développement de la culture en Europe.
Le rôle de l’UE est cependant limité à favoriser les actions de coopération entre les opérateurs culturels des différents États membres ou à compléter leurs initiatives afin de contribuer à l’épanouissement des cultures des États membres dans le respect de leur diversité nationale ou régionale, pour une mise en évidence de l’héritage culturel commun.
À cette fin, l’UE met en œuvre des instruments soutenant des initiatives culturelles telles que le programme Culture et l’action Capitale européenne de la culture.
LA POLITIQUE DE LA RECHERCHE
La politique commune de la recherche et du développement technologique a été consacrée dès l’Acte unique européen de 1986. Cette politique vise à coordonner et à compléter l’action des États membres en la matière. Dans cette optique, les tâches de l’Union européenne sont nombreuses. Il s’agit, notamment, de la mise en œuvre de programme de recherche, la promotion de la coopération avec les pays tiers et les organisations internationales, la diffusion et la valorisation des résultats de la recherche ou encore la stimulation de la formation et de la mobilité des chercheurs. A terme, l’objectif de cette politique est la mise en place d’un véritable la concrétisation d’un espace commun de recherche.
LA POLITIQUE DES TRANSPORTS
Le transport est une des premières politiques communes de la Communauté. Depuis l’entrée en vigueur du traité de Rome en 1958, cette politique s’est concentrée sur l’objectif d’éliminer les obstacles aux frontières entre les États membres et de contribuer ainsi à la libre circulation des personnes et des biens.
Ses grands axes visent à achever la réalisation du marché intérieur, assurer un développement durable, déployer les grands réseaux en Europe, maîtriser l’espace, renforcer la sécurité et développer la coopération internationale.
LA POLITIQUE ENERGETIQUE
La politique européenne a pour objectif d’initier une nouvelle révolution industrielle caractérisée par la mise en place d’une économie européenne peu consommatrice d’énergie et consommant une énergie plus sûre et plus durable. En ce sens, la politique européenne de l’énergie comprend notamment la gestion des crises d’approvisionnement et une action pour une indépendance énergétique pérenne des États membres.
LA POLITIQUE INDUSTRIELLE
Avec l’Acte unique (1986), la compétitivité industrielle est devenue une priorité de la Communauté européenne. Mais il aura fallu attendre le traité de Maastricht pour que le secteur industriel fasse l’objet de dispositions spécifiques. Depuis, la politique industrielle européenne s’est considérablement renforcée.
L’Union européenne agit pour créer des conditions cadres stimulantes dans divers domaines stratégiques.
Le lancement de la stratégie de Lisbonne, en mars 2000, a contribué à l’actuel regain d’intérêt pour les enjeux industriels, tout particulièrement à l’égard des secteurs de pointe.
LA POLITIQUE REGIONALE
La politique régionale de l’Union européenne favorise la réduction des écarts structurels entre les régions de l’Union, le développement équilibré du territoire communautaire ainsi que la promotion d’une égalité des chances effective entre les personnes.
Fondée sur les concepts de solidarité et de cohésion économique et sociale, elle se concrétise au travers de diverses interventions financières, notamment celles des Fonds structurels et du Fonds de cohésion. http://europa.eu/legislation_summar...
Pour la période 2007-2013, la politique régionale de l’Union européenne occupe le deuxième poste budgétaire de l’Union européenne avec une allocation de 348 milliards d’euros.
En 1986, l’Acte unique européen a introduit l’objectif de cohésion économique et sociale. Le traité de Maastricht (1992) a finalement institutionnalisé cette politique dans le traité CE
LA POLITIQUE SOCIALE ET DE L’EMPLOI
Dans le traité de Rome, la politique sociale et de l’emploi était pratiquement négligée. En effet, l’essentiel des dispositions dans ce domaine étaient relatives à la mise en place de la liberté de circulation des travailleurs et la liberté d’établissement dans la perspective du marché commun. En revanche, dans le traité d’Amsterdam la politique sociale acquiert une place importante dans le cadre de la lutte contre toute sorte de discrimination, et la politique pour la promotion de l’emploi trouve enfin une position de premier plan, devenant une « question d’intérêt commun ».
Dans l’optique d’une Europe capable d’une croissance économique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion sociale, l’interconnexion entre les enjeux en matière d’emploi, d’affaires sociales et d’égalité des chances est aujourd’hui évidente. L’Union européenne a, à cet égard, une fonction d’impulsion importante au niveau de la convergence des politiques communautaires et nationales par la « méthode ouverte de coordination ».
LA PROTECTION DES CONSOMMATEURS
À partir du milieu des années 1970, l’Union a entrepris d’harmoniser ces mesures nationales afin de garantir aux Européens un même niveau de protection élevé dans l’ensemble du marché unique.
La politique européenne en faveur des consommateurs poursuit les objectifs de préservation des intérêts, de la santé et de la sécurité des consommateurs, par la promotion de l’ouverture, de l’équité et de la transparence du marché intérieur.
LA SANTE PUBLIQUE
En la matière l’action européenne complète les politiques nationales. Ce faisant,l’’Union européenne s’efforce d’atteindre un niveau élevé de protection de la santé dans toutes les politiques et activités communautaires. La politique communautaire en matière de santé vise ainsi, notamment, à améliorer la santé publique, à prévenir les maladies et les dangers pour la santé, y compris ceux liés aux modes de vie des Européens, ainsi qu’à lutter contre les grands fléaux en favorisant la recherche.
En outre, afin de mieux protéger la santé publique, l’Union et les États membres coopèrent avec les pays tiers et les organisations internationales compétentes.
L’UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE
L’Union économique et monétaire (UEM) se traduit par une coordination accrue des politiques économiques des États membres au niveau européen et l’obligation d’éviter des déficits budgétaires excessifs (« pacte de stabilité et de croissance »).
L’UEM a conduit à l’introduction d’une monnaie unique : l’euro.



