Le Député européen estime que l’Union européenne a démontré sa générosité et sa réactivité en s’engageant à hauteur de 430 millions d’euros : 92 millions de la part des Etats membres et 30 millions de la Commission européenne pour l’aide d’urgence à court terme auxquels s’ajoutent 100 millions pour la réhabilitation du pays et 200 millions pour la reconstruction à moyen et long termes.
Pour Gaston FRANCO, l’UE dispose d’un vaste éventail d’instruments pour répondre aux crises : le financement d’urgence pour l’aide humanitaire, le Mécanisme communautaire de protection civile (MIC), le Fonds européen de développement (FED) ainsi que l’Instrument de Stabilité (IFS) pour la réponse politique à la crise, à court et long termes.
Néanmoins selon lui, "ce dispositif reste trop dispersé, trop complexe et pas assez abouti". "Pour la réhabilitation et la reconstruction, que financera le FED et que financera l’IFS ? Mme Ashton, la Haute Représentante aux Affaires étrangères doit être plus claire à ce sujet ".
En outre, pour répondre à la sollicitation des Nations-Unies en termes de soutien logistique et de sécurité, Gaston FRANCO considère que l’UE doit être en mesure d’utiliser l’ensemble des instruments fournis par la Traité de Lisbonne, y compris la réponse militaire.
Le Député européen plaide également pour la mise en place rapide d’une Force européenne de protection civile telle qu’imaginée en 2006 par Michel BARNIER. Pour Gaston FRANCO, "après le Tsunami de 2004 qui a marqué les mémoires, voici réaffirmée avec la catastrophe survenue en Haïti la nécessité pour l’UE de mutualiser les efforts individuels en matière de gestion de crises dans le but de parvenir à une réponse européenne planifiée, véritablement coordonnée et efficace".
"Les récentes déclarations du Président du Conseil européen, Herman Van Rompuy vont dans le bon sens. Il s’est prononcé, ce jour, en faveur de la création d’une force de réaction rapide humanitaire. C’est un grand pas avant !" a déclaré le Député européen.
Au-delà du cadre européen, Gaston FRANCO insiste sur une meilleure coordination de l’aide d’urgence au niveau multilatéral. Il soutient l’idée visant à créer des Casques Rouges humanitaires placée sous l’égide de l’ONU dont la mission serait de coordonner l’action des équipes de secours déployées sur le théâtre des catastrophes naturelles.



