Pour une révision ambitieuse de la législation européenne sur la santé des plantes

26/05/2011 - Gaston FRANCO a présidé ce mardi 24 mai une conférence de haut niveau au Parlement européen sur le "Défi des espèces envahissantes et des insectes destructeurs", qui représentent une menace grandissante pour la biodiversité indigène en Europe en raison du changement climatique et de la mondialisation des échanges.

À l’heure actuelle, on estime que l’Union européenne consacre au minimum 12 milliards d’euros par an à des mesures destinées à endiguer la propagation de ces espèces envahissantes (insectes, mammifères, plantes...) et à réparer les dommages provoqués par ces dernières. A cela s’ajoutent un impact social et économique important et des conséquences graves sur la santé humaine, la production alimentaire, la pêche et l’agriculture.

Lors de la conférence du 24 mai, la stratégie azuréenne de lutte contre le charançon rouge du palmier menée par le Député-Maire de Nice, Christian ESTROSI, a été montrée en exemple. Mise en place avec 31 communes partenaires, cette stratégie collective a permis de promouvoir une méthode alternative à l’abattage des palmiers. Une aide financière de la Commission européenne est venue couronner cette démarche le 14 décembre 2010 pour cofinancer des mesures de détection précoce, un programme d’assainissement des palmiers permettant la repousse, ainsi qu’un plan de communication envers les propriétaires privés.

Dans le contexte de la récente publication de la stratégie européenne pour la biodiversité en 2020, Gaston FRANCO a réaffirmé son soutien à une révision ambitieuse de la législation européenne sur la santé de végétaux, qui devrait être proposée par la Commission européenne au premier semestre 2012.

Outre un accroissement substantiel des fonds européens disponibles, le député européen insiste sur les priorités suivantes : une plus grande rapidité dans la prise de décision au niveau communautaire à la suite d’une alerte, une analyse de risques plus forte à l’échelle européenne, un contrôle beaucoup plus strict des importations de végétaux venant de pays tiers, un cofinancement étendu aux mesures de surveillance et aux phénomènes de dispersion naturelle des ravageurs, un système de compensation financière pour indemniser les propriétaires touchés, et enfin, un plus grand investissement dans la recherche sur les espèces envahissantes, notamment dans le domaine de la lutte biologique.



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1 Message

  • Bonjour M. Franco,

    J’étais la semaine dernière en Transylvanie, Roumanie. J’ai pu y constater que la situation sanitaire de nombreux arbres, en pleine forêt, loin de toute source de pollution, est alarmante.

    C’est inquiétant pour les producteurs locaux et l’industrie qui en dépend. Vu le volume des bois exportés vers le reste de l’UE et le risque lié de contagion, cela l’est tout autant pour l’ensemble des producteurs européen.

    PL

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