Un intense débat voit le jour dans un certain nombre de pays concernant le développement des activités de forage et d’extraction de gaz non conventionnels, tels que le gaz de schiste.
Un certain nombre d’études réalisées démontrent que des quantités considérables de gaz de schiste sont disponibles, ouvrant des perspectives économiques et industrielles majeures.
Or, les opinions publiques s’inquiètent des risques que représente l’extraction de gaz de schiste, particulièrement sur l’environnement. Les activités de forage et d’extraction nécessitent l’injection de produits toxiques dans les sols avec une menace de contamination des nappes phréatiques, l’utilisation de grandes quantités d’eau, notamment dans des régions faisant face à des pénuries.
Parallèlement, les dommages collatéraux en termes d’émissions de gaz à effet de serre, de détérioration des paysages et de nuisances sonores plaident en faveur d’une grande prudence.
Plusieurs pays européens ont conditionné l’autorisation des activités de forage et d’extraction à des analyses d’impact, mais les besoins grandissants en énergie à l’échelle mondiale tendent à laisser penser que ces activités s’imposeront tôt ou tard.
Le Conseil a-t-il adopté une position commune sur l’opportunité d’autoriser ou d’interdire les activités de forage et d’extraction de gaz de schiste ?
Envisage-t-il de soutenir une réglementation ambitieuse pour concilier les besoins énergétiques et l’exigence de protection de l’environnement ?
Réponse du Conseil
le 20.06.11
Une énergie sûre, durable, financièrement abordable reste une priorité pour l’Europe. Les Honorables Parlementaires n’ignorent pas que les objectifs de l’UE en matière d’énergie, de climat et d’environnement, élément-clé contribuant à une croissance intelligente, durable et inclusive, ont été intégrés dans la Stratégie Europe 2020.
Les discussions sur la question particulière de l’extraction du gaz de schiste sont en cours au niveau européen. Lors du Conseil européen du 4 février 2011 , les chefs d’États ou de gouvernement des États membres sont convenus que "afin de renforcer la sécurité de l’approvisionnement de l’UE, il conviendrait d’évaluer le potentiel dont dispose l’Europe en matière d’extraction et d’utilisation durables de ressources en combustibles fossiles conventionnels et non conventionnels (gaz de schistes et schiste bitumineux)".
En outre, le Conseil a déclaré, dans ses conclusions du 28 février 2011 , que cette évaluation devrait avoir lieu dans le respect de la législation existante relative à la protection de l’environnement.



